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Mon ado perd ses cheveux : quand faut-il s'en préoccuper ?

  • Photo du rédacteur: bodnaturopathie
    bodnaturopathie
  • il y a 7 jours
  • 4 min de lecture

Depuis quelque temps, ma fille perd beaucoup de cheveux.

Elle, ça ne l’inquiète pas vraiment : elle a les cheveux très épais et en grande quantité 😅

Mais forcément de mon côté, je me suis posé des questions.


Est-ce que c'est normal de perdre autant de cheveux à l’adolescence ? Est-ce que c'est simplement une période passagère ?

Et surtout, comment l'accompagner pour limiter cette chute et lui permettre de retrouver de beaux cheveux en forme ?


En tant que naturopathe la première chose qui m’intéresse c'est de comprendre ce qui peut se passer derrière ce déséquilibre en question.



La perte de cheveux c'est normal...jusqu'à un certain point !


Nous perdons tous naturellement des cheveux chaque jour !

Le cheveu suit un cycle : il pousse, entre dans une phase de repos, puis tombe avant qu’un nouveau cheveu prenne sa place.

Il est donc parfaitement normal de retrouver des cheveux sur la brosse ou dans la douche.


Là où ça mérite davantage notre attention c’est quand il y a un changement par rapport à l’habitude : une chute beaucoup plus importante qu’avant, qui dure dans le temps, des cheveux qui semblent moins denses ou encore l’apparition de zones clairsemées.


Et chez un.e adolescent.e, plusieurs éléments peuvent entrer en jeu.



1_ Les hormones


L’adolescence est une période où le corps se transforme profondément.

La puberté entraîne d’importants changements hormonaux, avec notamment une évolution des hormones sexuelles. Ces changements bien sûr peuvent avoir des répercussions sur la peau, le cuir chevelu et les cheveux.

On peut notamment voir une modification de la production de sébum ou de la texture des cheveux.


Mais il faut éviter un raccourci :

« Mon ado perd ses cheveux → c’est hormonal ! »


Les hormones font partie du puzzle, mais elles ne sont qu'une pièce parmi d'autres.

Et chez les adolescentes, il faut également penser au cycle menstruel ! Des règles très abondantes peuvent augmenter les besoins en fer et favoriser, si déficit s’installe, une chute de cheveux (entre autres).


C’est donc tout le contexte qu’il est intéressant de regarder.



2_ L'alimentation


À l’adolescence, les besoins nutritionnels sont importants : le corps grandit, se transforme et se construit.

C'est aussi une période où les apports ne sont pas forcément suffisants : repas pris rapidement, goûts alimentaires qui changent, repas sautés, alimentation peu variée...les causes d'un manque nutritionnel peuvent être variées !

Et les cheveux ont justement besoin d’un apport varié en protéines, vitamines et minéraux...


Mais attention :

chute de cheveux ≠ carence automatique.


L’idée est plutôt de se demander :

Est-ce que mon ado mange suffisamment et suffisamment varié pour couvrir ses besoins ?



3_ Le stress


Les années de collège et de lycée ne sont pas toujours un long fleuve tranquille 🤪


Pression scolaire, examens, changements relationnels, manque de sommeil, emploi du temps chargé, émotions fortes…Le stress fait partie de la vie d’un.e adolescent.e !


Mais comme on le sait pour nous adultes, une période de stress important, une maladie, une forte fièvre, un événement physique ou émotionnel marquant peuvent être suivis, avec un certain décalage, d’une chute diffuse des cheveux.


Et c’est une notion intéressante à connaître : la chute n’apparaît pas forcément au moment où l’événement déclencheur se produit.

Un épisode datant de plusieurs semaines ou mois peut donc être à prendre en compte.



4_ Le sommeil


On parle beaucoup de l'importance d'un bon sommeil pour la récupération, l’humeur, les apprentissages ou l’immunité.

Mais chez les adolescent.e.s, c’est aussi une période pendant laquelle le corps continue de se développer et de se construire.


Un sommeil insuffisant ou très perturbé ne sera pas forcément à lui seul l'explication d'une chute de cheveux, mais quand on cherche à comprendre ce qui se passe, le sommeil fait partie du tableau général.


Comme l’alimentation, le stress, l’activité physique ou encore le contexte hormonal.



Les habitudes capillaires peuvent-elles jouer ?


Certaines pratiques peuvent fragiliser les cheveux ou exercer une traction répétée sur le cuir chevelu :

  • coiffures très serrées ;

  • extensions ;

  • chaleur répétée ;

  • décolorations ou traitements chimiques ;

  • manipulations fréquentes.


Ça ne signifie pas qu’il faut bannir le sèche-cheveux ou le lisseur !

Mais lorsque les cheveux semblent fragilisés ou que la chute augmente, il peut être intéressant de faire un petit état des lieux des habitudes capillaires.

Parfois, quelques changements simples suffisent à réduire les agressions ;)



Et si le problème venait du cuir chevelu ?


La chute n’est pas toujours liée à ce qui se passe « à l’intérieur ».

Le cuir chevelu mérite lui aussi d’être observé.

Démangeaisons importantes, rougeurs, squames, croûtes ou douleurs peuvent orienter vers un problème dermatologique.

De la même façon, une chute qui apparaît sous forme de plaques bien délimitées mérite un avis médical afin d’en rechercher la cause.



Alors que faire quand son ado perd beaucoup de cheveux ?


Avant de chercher une solution, je trouve intéressant de commencer par… observer.

Depuis quand la chute a-t-elle augmenté ?

Est-elle diffuse ou localisée ?

Y a-t-il eu une maladie récente, une période de stress importante ou un changement particulier ?

Comment est son alimentation ?

Son sommeil ?

Son niveau de fatigue ?

Pour une adolescente : comment se passent les règles ? Sont-elles très abondantes ?

Y a-t-il eu une perte ou une prise de poids importante ?

Comment sont les cheveux et le cuir chevelu ?

Et surtout : est-ce que la situation évolue ?

Toutes ces questions permettent de remettre la chute de cheveux dans son contexte.



Dans le cas de ma fille…


Je vais prendre le temps :

  • d'observer l'évolution de sa perte de cheveux (est-elle constante/cyclique ?)

  • de regarder son alimentation, son sommeil, son contexte général

  • de vérifier ses habitudes capillaires (est-ce que sa brosse est adaptée à sa nature de cheveux ?)

  • de ne pas oublier qu'elle est en pleine période de changements hormonaux.


Et bien sûr, si cela me semble nécessaire, je mettrai en place quelques ajustements et j’en parlerai à sa pédiatre.


Les cheveux sont peut-être ce qu’on voit. Mais la vraie question est : qu’est-ce qui se passe derrière ?

Cet article est informatif et ne remplace pas un avis médical. Chez un.e adolescent.e, une chute de cheveux importante, persistante, inhabituelle ou accompagnée d’autres symptômes mérite d’être évaluée par un professionnel de santé.



femme allergique

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